Fabriquer son déo

Tu ne sentiras pas le renard mort à la fin de ta journée (nuit) de travail.

La B

Tel un mantra cette phrase résonne en toi, en nous. Oui mais, déjà depuis quelques années, nous sommes sensibilisés aux méfaits de l’aluminium qui est pointé du doigt quant à un potentiel risque de cancer du sein. Tout ça n’est que supposition mais dans la B Family on se dit que si on peut limiter notre exposition à tout un tas de trucs chimiques et autres perturbateurs endocriniens et bien tant mieux.

Après avoir pianoté sur la toile, j’ai déniché une recette, celle qui me semblait la moins compliquée de toutes parce que bon j’aime me lancer des défis mais il faut que l’investissement temps soit limité. Un petit tour sur Aroma Zone pour commander ce qu’il faut puis l’attente. On n’en parle pas assez sur les blogs de l’attente, moi ça me tue, de nature impatiente quand j’ai une nouvelle idée, j’ai beaucoup de mal à patienter. Donc merci internet, merci la poste, parce que deux jours finalement c’était pas si long.

Le choix de la recette

Les ingrédients de base sont simples et sont ceux qu’on retrouve dans beaucoup de recettes de cosmétiques maisons : l’huile de coco (géniale, elle aura son article), l’arrow-root (ou fécule de maïs), bicarbonate de soude, l’huile essentielle de palmarosa et enfin la cire d’abeille.

J’ai opté pour la version cire d’abeille car sans elle, la préparation peut devenir liquide… ce qui est arrivée dans le sud par 40° avec la cire d’abeille donc je n’ose imaginer sans…

La recette

Elle provient du blog Chocolate and Zucchini donc un grand merci à elle.

  • 6g de cire d’abeille
  • 40g d’huile de coco
  • 35g de bicarbonate de soude
  • 15g d’arrow-root
  • 20 gouttes d’huile essentielle de Palmarosa (interdit aux femmes enceintes)

Des règles d’hygiène élémentaires sont à respecter lorsqu’on fabrique ses cosmétiques, on nettoie bien tout parce qu’il n’y a pas de conservateur…

Au bain marie, il faut faire fondre la cire d’abeille et l’huile de coco, ensuite on ajoute le reste dans l’ordre et on mélange bien. La préparation est très liquide. La première fois, je l’ai mise dans un stick acheté sur Aroma Zone, je vous le déconseille, ça fuit… Donc prenez plutôt un petit pot ou un ancien stick. Vous remplissez et vous mettez le tout au frais (tête en bas pour le stick s’il est bien hermétique, vous aurez comme ça la jolie forme bombée des déos du supermarché).

Verdict

Outre l’intérêt écologique, qui en soit est déjà un argument à lui seul, l’impact économique n’est pas à négliger.

Calculs savants :

Huile végétale coco bio, 250ml -> 7,50€ (soit 6,25 déos, 1,20€ par stick)

Cire d’abeille bio blanche, 250g -> 8,90€ (soit 40 déos, 0,22 cts par stick)

Huile essentielle Palmarosa bio, 30ml -> 4,90€ (soit 30 déos, 0,16 cts par stick)

Arrow root en poudre bio, 50g -> 2€ (soit 3,3 déos, 0,60 cts)

Bicarbonate de soude, 500g -> 2,50€ (soit 14,28 déos, 0,17cts)

Prix par déodorant : 2,35 euros, ce qui est le prix moyen d’un déodorant basique de supermarché, si on tape dans le bio ça augmente déjà pas mal.

Et quid de l’efficacité ? Franchement je ne viendrai pas de passer 1h à rédiger cet article si je sentais le vestiaire de sport. Non non, nous sentons bon. ET d’ailleurs, meilleur qu’avant. Ce déo a été testé dans des conditions extrêmes, après 12h de voiture dans les bouchons par 40°, nous reniflions nos aisselles respectives pour nous réconforter de notre triste condition de parisiens qui avaient décidé de migrer vers le sud pour le week end de l’ascension.

Délire écolo testé et approuvé par la B Family !

Alors convaincus ?

 

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